Un espace de progrès social Novatrice s’il en est, la loi de
2002 sur la VAE ouvre un vaste espace de progrès social. Chacun détient
désormais le droit de faire reconnaître ses acquis, accumulés
dans sa vie professionnelle, sociale et citoyenne. Que le savoir s’acquiert
par l’enseignement, mais aussi par l’action est enfin reconnu
; les deux modes permettent d’accéder à des connaissances
différentes, mais d’égale valeur à l’aune
de la vie.
La fierté retrouvée Notre expérience nous prouve que
les salariés ayant activé leur droit à la VAE et obtenu
un titre du ministère du travail, un diplôme de l’éducation
nationale ou de l’enseignement supérieur, accèdent à une
nouvelle identité, tenant compte de la richesse de leur parcours. Qu’il
s’agisse de personnels de service de la restauration collective ou de
cadres dirigeants.
Le bonheur de la reconnaissance Après le bonheur de cette reconnaissance,
les salariés se repositionnent très souvent sur un nouveau projet
de vie et découvrent, ou redécouvrent, l’envie et le go⁄t
d’apprendre et de se former.
Un conseil personnalisé S’engager dans une VAE est l’opportunité de
faire l’inventaire d’un savoir qui s’est constitué naturellement
au fil du temps et de la vie. Mais seul, par où commencer ? Le CCFP
propose un conseil et un accompagnement individualisé, chaque cas étant
particulier et requérant une approche personnalisée et humaine.
A la suite de l’entretien professionnel, par
Toute personne justifiant de 3 années d’activité,
exemple, l’employeur comme le salarié peuvent envisager une VAE.
continue on non, à temps partiel ou à temps plein, sous un ou
plusieurs statuts (salariés, travailleurs indépendants, bénévoles, etc.).
Aucune limite d’âge, aucune condition de diplôme ou de niveau scolaire requis.
L’employeur dans le cadre du plan de formation. Le salarié doit
donner son consentement ; il dispose d’un délai de 10 jours pour
prendre sa décision.
Le salarié, dans le cadre de son Droit individuel
de formation (DIF) et/ou d’un Congé individuel de formation (CIF).
Le CCFP a édité des fiches sur ces deux dispositifs ; n’hésitez
pas à nous les demander.
Pour les salariés en CDI : aucune ancienneté dans
La demande d’autorisation d’absence
l’entreprise n’est requise.
Pour les salariés en CDD : 24 mois consécutifs ou
non, quelle qu’ait été la nature des contrats successifs
au cours des 5 dernières années ; dont 4 mois, consécutifs
ou non, sous contrat à durée déterminée au cours
de 12 derniers mois.
Sauf en cas de changement d’employeur, le salarié doit respecter
un délai de franchise de 5 ans pour
présenter une nouvelle autorisation d’absence, dans le même
but.
Formulée par le salarié, elle doit parvenir à l’employeur
au plus tard 60 jours avant le début des actions de validation.
Elle précise le diplôme, le titre ou le certificat de qualification concernés ; la nature, les dates et la durée (24 h maximum) du congé de validation.
Dans les 30 jours suivant la réception de la demande, l’employeur
fait connaître sa réponse par écrit à l’intéressé.
Il peut reporter au maximum de 6 mois l’autorisation d’absence.
Ce report doit être justifié par des raisons de service
D’une durée de 24 heures de temps de travail,
consécutif ou non, le congé de VAE permet au explicitées
dans la réponse.
salarié de s’absenter soit pour participer aux L’autorisation
d’absence n’est pas nécessaire pour
é
preuves de validation, soit pour être accompa-une VAE se déroulant
hors temps de travail ou à la
gné dans la préparation de cette validation. fin d’un
CDD.
Pour le plus grand nombre
Afin de permettre au plus grand nombre
de salariés de bénéficier d’une VAE, le CCFP recommande
aux employeurs de ne pas imputer les salaires dans les dépenses de
formation.
Validation des acquis de l’expérience
La demande de prise en charge
Le salarié se procure auprès du CCFP un imprimé de demande
de prise en charge de congé VAE. Composé de 3 volets, il est à compléter
par le bénéficiaire, le centre de validation et l’organisme
d’accompagnement s’il est différent du centre de validation.
Il le retourne au CCFP complété et accompagné de l’autorisation
d’absence de l’employeur, du ou des devis et d’une lettre
de motivation.
Lorsque le candidat a choisi le diplôme ou la certifi
cation visée, il s’adresse à l’organisme compétent
:
Ministère de l’éducation nationale (Greta, services VAE
des Rectorats, services Formation continue des universités).
Ministère de la jeunesse et des sports (Directions
départementales de la jeunesse et des sports ou Creps).
Ministère de l’emploi et de la solidarité (Directions
régionales et départementales du travail et de la
Les dépenses engagées pour la VAE sont imputées :
formation professionnelle, AFPA, DDASS).
sur le Plan de formation ou sur le DIF (l’em-
Les chambres d’Agriculture, du Commerce et
ployeur remplit et transmet au CCFP une de-d’Industrie ou des Métiers,
les branches profession-mande préalable de prise en charge de congé de
nelles, etc.
VAE).
sur le DIF ou le CIF, pour une demande à l’initiative du salarié.
Une aide à la préparation du dossier de validation
Pour être validés, les acquis doivent avoir un rapport
est conseillée, sans être obligatoire. Elle est proposée
lors de l’accueil et de l’information des candidats. C’est
au cours de cette phase qu’intervient un professionnel, membre de l’équipe
d’accompa
avec la certification visée. La VAE s’applique à : gnement
des rectorats, universités, ministères, etc.
l’ensemble des diplômes, titres et certificats de
qualification enregistrés dans le Répertoire nationale des certifications
professionnelles (RNCP) à condition que le règlement d’obtention
ne l’interdise pas.
Le dossier de validation est étudié par un jury qui
un diplôme ou titre professionnel délivré par l’État
;
un diplôme délivré au nom de l’État par un établissement d’enseignement supérieur ;
le titre d’un organisme de formation consulaire ou privé ;
un certificat de qualification paritaire (CQP) émanant d’une branche professionnelle.
convoque le candidat à un entretien. Des salariés siègent
dans les jurys de VAE. Il peut décider :
d’accorder le diplôme dans sa totalité ;
de demander au candidat de passer une ou plusieurs épreuves ;
de suivre un complément de formation.
Contribution, mode d’emploi Plan de formation Entretien professionnel
Droit individuel de formation
Congé individuel de formation Contrats de professionnalisation Périodes
de professionnalisation
Bilan de compétences
CCFP Le Méliès — 261, rue de Paris -93100 Montreuil Validation des acquis de l’expérience
Tél. 01 41 58 16 55 — e-mail c.c.f.p@wanadoo.fr Observatoire des métiers