Favoriser l’évolution professionnelle des
salariés et leur maintien dans l’emploi Du salarié dans
le cadre de son Droit individuel
Par l’obtention d’une qualification reconnue*, de formation (voir
notre fiche sur le DIF).
un titre ou un diplôme professionnels.
La Validation des acquis de l’expérience trouve
ici tout son intérêt.
Par la participation à une action de formation dont l’objectif
est définie par la Commission paritaire nationale de l’emploi
(CPNE) de branche.
Des actions contre les risques d’inadapta
* figurant dans les classifications d’une convention collective
nationale de branche ou sur une liste établie par la CPNE. tion de
la qualification des salariés. Elles préparent ceux dont l’emploi
est menacé à
Les salariés, en contrat à durée indéterminée
:
une mutation d’activité.
La période de professionnalisation associe des actions :
de formation : enseignements généraux, pro
fessionnels et technologiques dispensés par des organismes de formation
publics ou privés ; d’acquisition d’un savoir-faire, par
l’exercice en entreprise, d’une ou plusieurs activités
professionnelles, en relation avec la qualification recherchée.
d’accompagnement : le salarié peut, s’il le souhaite,
bénéficier d’un bilan de compétences ou d’une
Validation des acquis de l’expérience.
d’évaluation des compétences et aptitudes pro
fessionnelles acquises.
Le CCFP conseille à ses adhérents de désigner un
tuteur pour accompagner les salariés en période
de professionnalisation.
dont la qualification est insuffisante au regard de l’évolution
des technologies et de l’organisation du travail (lire notre encadré)
;
de 45 ans et plus ou ayant 20 ans d’activité professionnelle, avec 1 an d’ancienneté dans l’entreprise qui les emploie.
qui envisagent la création ou la reprise d’une entreprise ;
à l’issue d’un congé maternité ou d’un congé
Personnalisation et professionnalisation
Les périodes de professionnalisation parental ;
doivent répondre aux besoins réels
bénéficiaires de l’obligation d’emploi (travailleurs des salariés et être personnalisées handicapés, victimes d’accidents du travail ou de en fonction des connaissances et des maladies professionnelles, etc.). expériences de chacun des bénéficiaires. Aussi nous conseillons de les construire en tenant compte :
des conclusions de l’entretien
professionnel ou d’une évaluation
individuelle réalisée conjointement
par le salarié et l’employeur ;
d’un bilan de compétences ou d’une action de validation
des acquis de l’expérience.
L’entreprise définit ses engagements envers le
Selon que la demande émane du salarié ou
de l’employeur, que la formation s’effectue sur ou hors temps
de travail, des modalités sont à respecter.
Sur le temps de travail, le salarié perçoit sa rémunération habituelle.
Hors temps de travail, le salarié perçoit en plus une allocation de formation exonérée des charges sociales, correspondant à 50 % de son salaire net de référence.
L’employeur peut prendre l’initiative d’une période de professionnalisation en dehors du temps de travail, avec l’accord écrit du salarié, et pour un maximum de 80 h.
Un salarié peut demander une période de professalarié avant
son départ en formation :
augmentation de salaire, promotion, etc. Le salarié doit suivre
avec assiduité la formation et réussir les évaluations
prévues.
Si la durée de la formation dépasse les droits au DIF (voir
rubrique précédente) l’entreprise s’engage sur les
conditions d’accès des salariés en priorité, dans
un délai d’un an après la formation, aux fonctions disponibles
correspondant aux connaissances acquises ou à l’attribution de
la classification correspondant à l’emploi occupé.
Précisons que l’employeur est soumis à une obligation
de moyens et non de résultats.
sionnalisation, dans le cadre de son Droit individuel
de formation. Les heures de formation effectuées hors temps de travail
peuvent dépasser les droit acquis au titre du DIF, dans la limite de
80 heures par an.
Le tuteur accueille, informe et guide les salariés ;
Ex. le DIF du salarié est égal à 40 h : le nombre d’heures
de for-il organise l’activité dans l’entreprise, et favorimation
hors temps de travail est de 120 h maximum dans l’année
civile (4O h + 80 h). ser l’acquisition d’un savoir-faire
professionnel ; il assure la liaison avec les organismes de forma
tion.
Il doit être volontaire et justifier d’une expérience professionnelle
d’au moins 2 ans dans une qualification en rapport avec l’objectif
de professionnalisation. Il ne peut s’occuper de plus de 3 bénéficiaires
(2, s’il est l’employeur) ; il doit avoir le temps nécessaire
pour exercer ses fonctions et se former.
Certaines branches de l’économie sociale ont défini leur
priorités relatives aux contrats de professionnalisation : publics,
actions de formation, etc. La diversité et la singularité des
adhérents du CCFP, le respect de leur identité et spécificités,
nous incitent à leur proposer de déterminer leurs propres priorités
de formation.
Co⁄ts pédagogiques pour les salariés :
le CCFP les prend en charge selon un forfait horaire de 9,15Û (en 2005)
sauf accord de bran-
Sur le 0,50 % -Périodes de professionnalisation et DIF (actions jugées
prioritaires par les branches).
Tuteurs des entreprises de moins de 10 salariés : che plus favorable.
Sur le 0,90 % -Plan de formation et DIF
le CCFP prend en charge les dépenses de forma-
Un tutorat bien pensé tion des tuteurs (plafond de 15Û par heure,
pour L’économie sociale et le mouvement une durée maximale
de 40 heures) et éventuelle-
Sur le 0,15 % — Périodes de professionnalisation et
social ont besoin que leurs salariés
connaissent les valeurs et le contenu
des projets sociaux.
Connaissance qui se conjugue avec
le développement du professionnalisme
des salariés.
La transmission des savoirs — culturels,
historiques ou professionnels -,
est indispensable pour assurer la
continuité, la pérennité des entreprises.
Le tutorat est l’un des moyens de la
transmission entre générations.
Accordons-lui une place
ment les co⁄ts liés à l’exercice du tutorat (dans la li- DIF (actions jugées prioritaires par les branches).
Sur le 0,40 % -Plan de formation et DIF
mite de 230 Û par mois, pour une durée maximale de 6 mois).
structurante dans le devenir Congé individuel de formation
de nos entreprises et mouvements.
Validation des acquis de l
CCFP Le Méliès — 261, rue de Paris — 93100 Montreuil